Optimiser la création de valeur par la transformation numérique

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La transformation numérique devient inéluctable pour toute entreprise souhaitant se pérenniser dans un monde en constante évolution. Le défi majeur réside dans la capacité à optimiser les processus de création de valeur.

 

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Mettre en place un système d’agrégation et de corrélation de ses données pour mieux maîtriser son activité, mieux connaître son client, et donc optimiser son avantage compétitif, est aujourd’hui une urgence absolue. Cela étant, devons-nous simplement nous adapter au changement ? Ou est-ce là une réelle opportunité pour les décideurs de piloter leur entreprise vers la voie de la maximisation des processus de création de valeur ?

A travers ce billet, tentons de répondre à cette question en mettant en exergue l’impact de la transformation numérique sur les éléments de gestion financière de l’entreprise.

Si l’on en croit l’observation des grands mouvements stratégiques de ces dernières années, la création de valeur est devenue l’objectif majeur de performance des décideurs.

Le cabinet McKinsey a publié en septembre 2014 une étude sur les opportunités de mutation numérique des entreprises, réalisée auprès de 500 entreprises. Le cabinet y estime que le potentiel de création de valeur des technologies du numérique d’ici 2025 en France s’élève à environ 1000 Md d’euros.

Comment mesurer la création de valeur, et quels sont les leviers d’action des entreprises adoptant la transformation numérique ?

En gestion financière la création de valeur se rapporte au profit économique, terme utilisé dès le XIXe siècle par les économistes, et se mesure en multipliant le montant comptable de l’actif économique de début de période au surplus de rentabilité économique gagné par rapport au coût moyen pondéré du capital (CMPC) :

Profit économique = Actif économique x (Rentabilité économique – CMPC)

Voyons comment le passage au digital peut permettre aux entreprises d’influer sur les différents facteurs du profit économique.

L’actif économique représente la somme des encours nets engagés par l’entreprise dans les cycles d’exploitation et d’investissement. Il inclut donc le coût d’installation et de formation à l’utilisation de l’architecture Cloud et des logiciels de traitement de données.

La rentabilité économique et le CMPC ne sont pas affectés par la structure financière de l’entreprise. L’optimisation de l’un et la réduction de l’autre ne sont donc pas le résultat de décisions financières mais de choix stratégiques à partir d’analyses financières.

La transformation numérique, outil d’optimisation de la rentabilité économique

La rentabilité économique mesure l’efficacité de l’activité de l’entreprise. Elle est égale au rapport du résultat d’exploitation après impôt sur l’actif économique. C’est aussi le produit de la marge d’exploitation et du taux de rotation de l’actif économique.

Optimiser la rentabilité économique peut s’obtenir en mettant en place les processus de transformation numérique ; l’entreprise se donne par-là les moyens de mieux maîtriser et prédire les variables de son entreprise, mais aussi de disposer d’une vision à 360° du client afin de lui proposer la meilleure offre au meilleur moment.

La transformation numérique contribue alors à éclairer les prises de décision de l’entreprise et permet de les accélérer.  Le volume considérable de données générées par les échanges numériques, la possibilité de croiser les bases d’information des entreprises avec des informations publiques, tels que les contenus mis en ligne sur les réseaux sociaux par exemple, livre de précieuses indications aux agents économiques capables de les exploiter. A titre d’exemple, des coupons promotionnels personnalisés peuvent être offert aux clients en fonction des volumes de vente ou de trafic sur leur site internet. L’entreprise élimine ainsi les incertitudes relatives à ses prévisions de vente, lui permettant d’adapter son cycle d’exploitation à la demande du marché. En conséquence l’entreprise optimise à la fois son résultat d’exploitation et son taux de rotation de l’actif économique.

De fait, Mckinsey évalue à +40% l’augmentation brute potentielle du résultat opérationnel pour une entreprise qui réussit sa transformation numérique tandis qu’une entreprise qui ne parviendrait pas à s’adapter au numérique risquerait de perdre 20% sur son résultat opérationnel.

La transformation numérique, outil de réduction du coût du capital

L’optimisation du profit économique d’une entreprise passe également par la réduction du coût moyen pondéré du capital. Le CMPC traduit le coût de financement global de l’entreprise. Une question inhérente aux préoccupations du chef d’entreprise lorsqu’on lui indique le coût effectif des capitaux engagés est de savoir quels sont ses leviers d’action.

Réduire le CMPC revient à réduire le niveau de risque ; ce dernier se mesure par la variabilité du résultat. L’écart type du rendement est donc un bon indicateur de risque pour l’entreprise. Parmi les facteurs qui influent sur la variabilité du résultat on trouve la part des coûts fixes dans la structure de coûts. Plus celle-ci est élevée, plus une variation de chiffre d’affaires se verra amplifiée dans la variation des résultats.

Les outils de transformation numérique influent sur ce facteur en permettant aux entreprises d’optimiser et d’automatiser leurs processus. Ainsi, la plupart des compagnies aériennes ont introduit des procédures d’auto-enregistrement en ligne sur leurs vols. De même, de plus en plus d’enseignes de distribution donnent à leurs clients la possibilité de scanner eux-mêmes les articles en caisse. Enfin si on prend l'exemple de la Supply Chain, l'installation de puces RFID permet d'avoir une vision en temps réel des stocks et donc d'éviter de nombreux processus manuels tout en raccourcissant les boucles de décision. L’automatisation des processus permet de réduire la part des coûts fixes dans la structure des coûts et offre accès à des gains potentiels d’efficience considérables.

De plus, dès lors que des processus sont numérisés, ils peuvent plus facilement être traités par des algorithmes informatiques. C’est le cas en particulier des processus routiniers, régis par des règles simples et très répétitifs, comme la facturation par exemple. Leur automatisation permet de réallouer des ressources humaines à des tâches à plus forte valeur ajoutée susceptibles d’enrichir l’expérience client.

La transformation numérique, voie de maximisation du profit économique

La transformation numérique bouleverse l’organisation des entreprises. Les structures changent au même titre que les pratiques par l’intégration du Cloud computing ou du Big Data. Selon les services, l’architecture est plus ou moins onéreuse mais les résultats sont souvent assurés, sous réserve d’avoir les compétences nécessaires à disposition. Dans sa capacité à créer de la valeur aussi bien pour l’entreprise que pour le client, la transformation numérique répond parfaitement aux préoccupations relatives à l’enrichissement d’une entreprise et devient une voie de maximisation du profit économique.

La clé d’une transformation numérique réussie réside dans la formation des collaborateurs à l’analyse des données et la prise de décisions stratégiques agiles dans un monde aux enjeux complexes. DEFI Education vous accompagne dans ce processus avec un catalogue de formations en modules courts ou longs. Nos modules incluent la prise en main d’un logiciel de traitement de données expert en tronc commun, avec des spécialisations en fonction du domaine d’activité en finance, ressources humaines ou marketing.

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Auteur : Damien Lê, sous la direction d’Eric Berneuil et Jean-Baptiste Igonetti